Le « filling » ou autogreffe de graisse
Ce n’est pas une technique de reconstruction mammaire mais une méthode « adjuvante » qui permet d’améliorer les résultats. Le procédé consiste à prélever de la graisse par lipoaspiration sur la face interne des genoux, les cuisses ou le ventre et à la réinjecter pour corriger un galbe ou pour augmenter un volume.
Les indications sont multiples
- Avant une reconstruction par prothèse, le chirurgien peut injecter de la graisse dans le site de mastectomie afin d’augmenter l’épaisseur des tissus qui recouvriront la prothèse voire, semble-t-il, d’améliorer la qualité des tissus abîmés par la radiothérapie.

Augmentation de l’épaisseur des tissus qui vont recouvrir la prothèse par un filling
- Après une reconstruction par prothèse, le filling va permettre d’épaissir les tissus recouvrant la prothèse ou de corriger le galbe afin d’obtenir un résultat plus naturel.


Correction du décolleté où on voit la prothèse de reconstruction par un filling
- Enfin, après une reconstruction par lambeau, le filling peut augmenter le volume ou regalber un quadrant de la reconstruction.


Après mise en place de la prothèse puis reconstruction de l’aréole et du mamelon
Avantages de la technique
C’est un formidable moyen pour améliorer une reconstruction. L’intervention est peu traumatisante et se déroule souvent sous anesthésie locale et en ambulatoire, sans avoir besoin de recourir à une hospitalisation.
Inconvénients
Il est souvent nécessaire de recourir à plusieurs fillings successifs.
L’absence de recul significatif par rapport à cette technique nous oblige à émettre quelques réserves quant à ses indications. Des études sont en cours en France, qui nous permettront d’y voir plus clair d’ici quelques mois.