Comment savoir si j’ai un kératocône ?

kératocône
De nos jours, il est noté dans le monde plusieurs maladies qui font des victimes. Parfois, les personnes atteintes ne savent réellement pas de quoi elles souffrent. Ce qui est indispensable pour administrer un traitement. Lorsqu’il s’agit de la maladie des yeux, à l’instar du kératocône, les personnes sont sous-informées. Comment savoir qu’une personne en souffre ? C’est l’objet de cet article.

Qu’est-ce que c’est ?

Le kératocône est une pathologie qui se localise au niveau de la cornée de l’œil humain. Elle correspond à une déformation de l’œil, plus précisément de la cornée. Cette dernière est la couche qui permet de recouvrir la pupille et l’iris. Du fait de la pression engendrée à l’intérieur de l’œil, la partie médiane de cette membrane protectrice devient de plus en plus fine en se rétrécissant.

Selon le cas d’espèce, il est possible d’assister à deux types de rétrécissement. Il peut prendre un aspect pyramidal, ou se présenter sous la forme d’un cône.

En général, cette pathologie touche à la fois les deux yeux. Il s’agit dans ce cas d’une déformation bilatérale. Il faut alors noter que l’altération peut être plus prononcée sur un œil que sur l’autre. Dans le cas où elle n’affecte qu’un seul œil, il s’agira d’une déformation unilatérale. Les adolescents constituent la classe sociale la plus exposée et donc la plus touchée par cette maladie.

Quelles sont les causes de ce trouble de la vue ?

En ce qui concerne les causes de cette maladie, il n’existe pas une reconnue, comme véritable cause. En revanche, il est connu de par les ophtalmologues, être ni virale, ni bactérienne, encore moins inflammatoires et qu’elle pourrait être d’origine génétique.

Il a été également montré que le frottement à un rythme répété des yeux fait suite dans la majorité des cas, à cette pathologie. Par ailleurs, il faut préciser que cette maladie n’est pas contagieuse et n’est pas transmise à la naissance, c’est-à-dire par voie génétique.

Quelles en sont les manifestations ?

Les personnes présentant ce dysfonctionnement de la vue se plaignent souvent de sensation de brulure au niveau de l’œil. Cette sensation a pour cause, l’irritation ressentie au niveau des yeux. Cet état de chose, pousse à gratter les yeux et conduits finalement à une déformation plus handicapante du fait du frottement plus intense. Pour certains, c’est la fatigue qui est ressentie à longueur de journée, et surtout lorsque celle-ci tend vers sa fin. Pour d’autres, ce sont les maux de tête qui sont les symptômes en tête de liste. Ces maux de tête peuvent être moins, ou plus intenses (une migraine par exemple) selon le cas.

En pratique, les personnes victimes de cette pathologie et en proie aux maux de tête, ne songent pas à cette maladie comme une cause de leur malaise.

Il faut noter que cette maladie est souvent évolutive, c’est-à-dire qu’elle progresse dans le temps produisant davantage des dommages à l’œil et à l’individu victime. Ainsi, cette évolution pathologique devient plus prononcée et laisse place à une situation sanitaire de plus en plus handicapante.

En effet, il convient bien de distinguer les états de la vue d’un œil atteint par cette maladie. De cette observation, il est retenu quatre stades de la maladie dans lesquelles le comportement de l’œil n’est pas le même.

Au premier stade, l’individu atteint perçoit encore bien l’environnement. Il n’y a pas encore de dommage assez significatif.

Le stade numéro 2 est marqué par un début de trouble de vision. La vue commence à être floue et il est nettement observé chez la victime une fatigue visuelle. Ceci, donne lieu à une sensation de brouillard chez les individus atteints. Cela se passe comme si l’individu regardait au travers d’un verre ou d’une fenêtre. Pour dire simple, l’altération des yeux a commencé.

À cela s’ajoute, les démangeaisons des yeux et l’apparition des halos et reflets dans l’environnement de la lumière.

Il est possible de distinguer quatre grands dommages physiques à cette phase. Ce sont :

Ø L’astigmatisme, qui est la déformation des lignes oculaires.

Ø La myopie, qui fait référence à un œil à faible capacité d’accommodation, donc présentant une vision assez mauvaise à partir d’une certaine distance.

Ø La photophobie, qui est l’expression à la lumière d’une sensibilité qualifiée d’extrême.

Ø Les yeux enclins aux larmes (yeux larmoyants).

Au troisième stade, les dommages observés sont plus marqués. En effet, selon les spécialistes, un individu atteint et étant au troisième stade, ne possède plus que 1/10 ème ou 2/10 ème de toute sa faculté visuelle.

Comment soigner ce trouble de la vision ?

Il n’existe pas encore jusqu’à nos jours, aucun moyen de traitement pour guérir les personnes touchées par cette pathologie. Les pratiques médicales mises en jeu ne permettent juste que de limiter l’impact de la maladie sur l’œil et donc, sur le quotidien des personnes atteintes.

Par ailleurs, des conseils sont donnés pour aider les patients. Il s’agit par exemple de stopper les frottements réguliers des yeux. Ainsi, les irritations pourront prendre fin. Il est nécessaire de prendre rendez-vous avec un spécialiste dans le cas de la manifestation de ces différents symptômes.


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